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Le lien

PADS, Algérie, Parti Algérien pour la Démocratie et le Socialisme, Parti des communistes d'Algérie

APRÈS LES ÉLECTIONS LÉGISLATIVES DU 2 JUILLET 2026

Publié le 25 Juillet 2026 par Lien-pads

  • Poursuivre les luttes pour les libertés démocratiques, pour la défense des intérêts des travailleurs et des couches laborieuses, contre la politique économique et sociale anti-populaire  de la bourgeoisie;
  • Démasquer les illusions entretenues autour des consultations électorales qui ne remettent pas en cause la domination de classe de la bourgeoisie et la reproduction des rapports capitalistes ;
  • Renforcer l’organisation indépendante de la classe ouvrière, développer les luttes populaires et œuvrer à une large mobilisation démocratique populaire anti-impérialiste de progrès.

Les élections législatives du 2 juillet 2026 se sont déroulées dans un contexte marqué par l’aggravation de la crise du système capitaliste en Algérie, par la dégradation continue des conditions de vie des travailleurs, des paysans, des retraités, des jeunes et de toutes les couches sociales qui vivent de leur travail.

La forte abstention enregistrée lors de ce scrutin exprime le discrédit grandissant des institutions politiques et la conviction largement partagée que le système existant est incapable d’apporter des solutions aux revendications essentielles des travailleurs et des couches populaires : emploi, salaires, pouvoir d’achat, logement, santé, éducation et dignité.

Cependant, cette abstention ne peut être assimilée mécaniquement à un boycott politique conscient. Dans la conception marxiste-léniniste, le boycott des élections constitue une tactique révolutionnaire liée à l’existence d’un mouvement populaire organisé, conscient de ses objectifs et capable de contester directement le pouvoir de la bourgeoisie. Dans les conditions actuelles, l’abstention traduit avant tout une crise profonde de confiance envers les institutions du pouvoir bourgeois.

Les élections se sont inscrites dans une compétition entre différentes fractions de la classe dominante qui, malgré leurs divergences, défendent la préservation du système capitaliste, de la propriété privée des principaux moyens de production et des rapports sociaux fondés sur l’exploitation du travail salarié.

Les travailleurs, les paysans, les retraités, les jeunes et les couches populaires sont ainsi appelés à arbitrer entre différentes variantes de gestion du capitalisme, alors que demeure absente du débat institutionnel la question fondamentale : celle du pouvoir réel des producteurs, du contrôle collectif des richesses créées par leur travail et de la propriété sociale des grands moyens de production.

Le PADS considère que la question essentielle n’est pas de savoir quelle fraction de la bourgeoisie renforcera ses positions dans les appareils d’État, mais comment la classe ouvrière peut progresser dans son organisation, son unité et sa conscience politique afin de devenir une force indépendante capable de transformer la société.

Le système institutionnel actuel contribue à maintenir cette situation. La loi sur les partis, les restrictions imposées à l’activité politique indépendante, ainsi que certaines dispositions de la loi organique relative au régime électoral, notamment son article 200, entravent l’activité démocratique des forces populaires et empêchent l’émergence de candidatures exprimant réellement les aspirations des travailleurs et des couches laborieuses.

Les stratagèmes administratifs déployés dans le processus électoral visent à préserver l’hégémonie des forces installées et à empêcher que puissent apparaître des expressions politiques échappant au contrôle des appareils dominants.

La limitation de l’activité démocratique des travailleurs est aggravée par la nouvelle loi sur les syndicats et les grèves, qui affaiblit les capacités d’organisation et de lutte du mouvement ouvrier et cherche à restreindre l’action collective indépendante des travailleurs.

Les recompositions au sein de l’appareil d’État traduisent des ajustements entre différentes fractions de la bourgeoisie. Elles ne modifient pas la nature de classe de l’État, qui demeure destiné à préserver les intérêts du capital et à garantir la reproduction des rapports sociaux existants.

Aucune fraction de la bourgeoisie, quels que soient ses discours patriotiques, souverainistes ou anti-impérialistes, ne peut conduire les travailleurs vers leur émancipation. La véritable souveraineté nationale ne peut être réduite à l’existence formelle d’un État indépendant. Elle exige l’indépendance économique, le contrôle des richesses par ceux qui les produisent et la maîtrise démocratique des choix fondamentaux du pays.

La lutte contre les politiques d’ingérence et de domination impérialiste est inséparable de la lutte pour l’émancipation sociale. Les travailleurs ne peuvent défendre durablement l’indépendance nationale sans remettre en cause les rapports de dépendance économique et les intérêts du capital qui limitent le développement du pays.

Les communistes appellent les travailleurs, les paysans, les jeunes, les femmes travailleuses et toutes les couches populaires exploitées à poursuivre leurs luttes sociales et politiques quotidiennes pour leurs revendications matérielles et morales, autour :

  • de la construction d’un parti révolutionnaire de classe enraciné dans la classe ouvrière et les travailleurs, capable d’associer les luttes démocratiques, sociales et anti-impérialistes aux luttes pour créer les conditions d’une transformation socialiste, en renforçant, un parti communiste fondé sur la théorie marxiste-léniniste et l’expérience du mouvement communiste et ouvrier international ;
  • de l’édification, de la base au sommet, de syndicats de classe et de masse, unitaires, démocratiques et internationalistes, indépendants de l’État et du patronat.

L’émancipation des travailleurs ne pourra être obtenue par une simple alternance électorale ni par une modification de la composition du Parlement. Elle exige l’intervention consciente et organisée de la classe ouvrière alliée aux autres couches exploitées, la conquête du pouvoir politique et la socialisation des principaux moyens de production.

Le Parti Algérien pour la Démocratie et le Socialisme appelle les travailleurs, les paysans, les jeunes, les femmes et tous les exploités à renforcer leurs organisations de lutte, à développer leur conscience de classe et à construire une force prolétaire indépendante de toutes les fractions de la bourgeoisie.

L’avenir des travailleurs d’Algérie ne réside pas dans le choix entre différentes variantes de gestion capitaliste. Il réside dans leur organisation consciente, leur unité et leurs luttes pour une transformation socialiste de la société mettant fin à toute exploitation.

Alger, le 25/07/2026

Le Parti Algérien pour la Démocratie et le Socialisme (PADS)

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